· 2 min de lecture

Nouvelle procédure contre Google au Royaume-Uni : la concentration du programmatique et son prix pour les annonceurs

La Gazette France signale l'ouverture d'une nouvelle procédure visant Google sur la publicité en ligne au Royaume-Uni. Pour les annonceurs, l'information à retenir n'est pas judiciaire mais structurelle : la chaîne d'achat publicitaire reste concentrée, ce qui pèse sur leur pouvoir de négociation.

La Gazette France signale l'ouverture d'une nouvelle procédure visant Google sur la publicité en ligne au Royaume-Uni. Les éléments publics se limitent au fait lui-même : ni le montant réclamé, ni le calendrier, ni l'issue ne sont connus, et aucune conclusion chiffrée ne peut donc en être tirée.

L'accumulation de procédures dans plusieurs juridictions dit toutefois quelque chose de la structure du marché : la chaîne d'achat publicitaire en ligne repose sur un petit nombre d'opérateurs qui cumulent des rôles techniques distincts, de la vente d'espace à l'opération des enchères.

Cette concentration a un effet direct sur le coût d'achat média. Quand les alternatives sont peu nombreuses, le pouvoir de négociation d'un annonceur ou de son agence sur les frais d'intermédiation est faible : les conditions se subissent davantage qu'elles ne se discutent.

Elle a aussi un effet sur la mesure. Lorsque la même entité vend l'espace, opère l'enchère et fournit l'outil de reporting, l'annonceur évalue une performance avec les instruments du vendeur. Ce n'est pas une fraude, c'est un conflit d'intérêts structurel, qui se compense par une mesure tierce.

Pour une entreprise, l'enseignement relève de la gestion des risques plus que de l'opportunité juridique. Un plan média concentré à l'excès sur un seul écosystème rend le coût d'acquisition dépendant de décisions unilatérales : évolution des formats, des règles de ciblage, des modalités d'enchère ou des outils de mesure.

La parade est connue et se budgète : réserver une part définie de l'investissement à des canaux alternatifs, mesurer leur coût par conversion sur une durée suffisante, et conserver un historique de performance indépendant des outils du vendeur. Cela coûte du temps d'analyse, pas nécessairement du média supplémentaire.

Au moment de choisir un prestataire, la capacité à documenter cette diversification devient un critère discriminant. Une agence qui ne sait pas comparer le coût par acquisition entre plusieurs écosystèmes, avec une méthode homogène et une source de mesure commune, vend de l'exécution et non du pilotage.

Questions fréquentes

Une procédure à l'étranger a-t-elle un effet sur les tarifs publicitaires en France ?

Pas directement. Les procédures portent sur des pratiques et des marchés délimités, et leurs effets éventuels sur les prix ne sont pas mesurables à l'avance.

Comment réduire sa dépendance à un seul écosystème publicitaire ?

En allouant une part définie du budget à des canaux alternatifs et en mesurant leur coût par conversion avec une méthode identique, indépendante des outils fournis par les régies.

Faut-il payer une mesure indépendante des campagnes ?

C'est recommandé dès lors que le même acteur vend l'espace et fournit le rapport de performance. Une source tierce permet de comparer les canaux sur une base homogène.

Sources

Besoin d'aide pour choisir ? Recevez une sélection personnalisée.Demander des devis

← Toute la veille