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Portails immobiliers : plus de 1 000 € par mois pour dix annonces, les agences cherchent des alternatives

Une enquête de Garantme relayée par le Journal de l'Agence auprès de 198 agences immobilières montre que 36,3 % d'entre elles dépensent plus de 1 000 € par mois sur les portails d'annonces, alors que 53,1 % ne publient qu'une à dix annonces mensuelles. Seuls 1,8 % se disent très satisfaits du rapport valeur-prix, et 62,8 % sont favorables à des alternatives.

L'étude, menée dans un contexte de marché dégradé qui pousse les agences à réduire leurs coûts, met en regard deux données rarement rapprochées : le budget mensuel consacré aux portails et le volume d'annonces réellement diffusées. Plus d'un tiers des répondants, 36,3 %, dépensent plus de 1 000 € par mois, et 11,5 % seulement moins de 300 €. Dans le même temps, plus de la moitié, 53,1 %, publient entre une et dix annonces par mois.

Le croisement de ces chiffres donne un ordre de grandeur simple, que l'enquête ne formule pas ainsi mais qui découle de l'arithmétique : une agence qui dépense plus de 1 000 € pour dix annonces au plus paie au minimum 100 € par annonce et par mois, avant même de compter le temps de saisie. Pour une agence à trois ou quatre mandats mensuels, le coût unitaire est plusieurs fois supérieur. C'est ce ratio, et non le montant absolu, qui explique le malaise exprimé.

La satisfaction mesurée est faible. 20,4 % des agences se disent moyennement satisfaites de la valeur apportée par rapport au prix payé, 8,8 % très insatisfaites, et 1,8 % très satisfaites. Le reproche principal est un coût élevé pour des résultats insuffisants, alors que 49,6 % des répondants attendent d'abord des leads, de préférence qualifiés. La question n'est donc pas la visibilité, que les portails apportent, mais la conversion de cette visibilité en contacts exploitables.

Les canaux complémentaires sont déjà largement utilisés : 90,3 % des agences diffusent leurs annonces sur leur propre site et 67,3 % sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok ou YouTube. Ces canaux sont gratuits en diffusion, mais l'article souligne qu'ils sont chronophages et exigent des compétences en communication digitale. Le coût se déplace du budget média vers la masse salariale ou vers un prestataire.

C'est là que se joue la comparaison entre approches. Le portail vend une audience nationale à prix fixe, indépendante du nombre de mandats ; les réseaux sociaux permettent, selon certains répondants, de cibler des profils locaux potentiellement plus qualifiés, au prix d'un investissement en temps. Une agence qui internalise la production de contenu supporte ce temps ; une agence qui l'externalise à un freelance ou à une agence de communication le transforme en honoraires. L'enquête ne chiffre ni ces honoraires ni le temps interne, et nous ne les estimons pas.

Le chiffre le plus prospectif est celui des 62,8 % d'agences favorables à des alternatives leur permettant d'obtenir des leads plus qualifiés et d'améliorer leur rentabilité. Il ne dit pas quelles alternatives ni à quel prix, mais il signale une élasticité : une majorité de clients des portails se déclare prête à réallouer son budget si un canal démontre un meilleur coût par contact qualifié.

Pour une agence, la méthode découle de l'enquête : rapporter le budget portail au nombre d'annonces et de contacts qualifiés obtenus, faire le même calcul pour le site et les réseaux sociaux en valorisant le temps passé, et comparer les deux coûts par lead. L'étude date de novembre 2024 et repose sur 198 répondants ; les proportions sont indicatives, mais la grille de calcul reste valable quelle que soit l'évolution des tarifs des portails.

Questions fréquentes

Combien les agences dépensent-elles sur les portails selon l'enquête ?

36,3 % dépensent plus de 1 000 € par mois et 11,5 % moins de 300 €, pour un échantillon de 198 agences interrogées par Garantme.

Les agences sont-elles satisfaites des portails ?

Peu : 1,8 % se disent très satisfaites, 20,4 % moyennement satisfaites et 8,8 % très insatisfaites du rapport valeur-prix.

Quels canaux complémentaires utilisent-elles ?

90,3 % diffusent sur leur propre site et 67,3 % sur les réseaux sociaux, des canaux gratuits en diffusion mais coûteux en temps.

Sources

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